Ce projet est conçu par Yves Sabourin, inspecteur de la création artistique chargé de mission pour le textile et l’art contemporain auprès de la DGCA, ministère de la Culture et de la Communication

 

avec les artistes Adeline André, Marie-France Arlaud, Karine Bonneval, Anne-Lise Broyer, Monika Brugger, Gaëlle Chotard, Cécile Cléron, Corinne et Christian Colombel, François- Xavier Courrèges, Marc Couturier, Rose-Marie Crespin, Johan Creten, Béatrice Dacher, Baptiste Debombourg, Marie-Noëlle Décoret, Micha Derider, Laurent Esquerrè, Marie-Noëlle Fontan, Elise Fouin, Jill Gallieni, Qubo Gas, Marie-Ange Guilleminot, Akiko Hoshina, Elisa Johnston, Isabelle Jousset, Annette Messager, Mylène, Fabrice Nesta, Catherine Noury, Jean-Michel Othoniel, Thomas Perraudin, Frédérique Petit, Françoise Quardon, Lionel Sabatté, Nadia Sabourin, Thomas Sabourin, Marjolaine Salvador-Morel, Nelly Saunier, Martine Schildge, Sylvia Schildge, Skall, Maïté Tanguy, Aurore Thibout...

 

Le projet se présente comme un exercice donné à des artistes transformés en élèves studieux ou dissipés mais tous chargés d’exigence, matière idéale pour la création. Mais ce n’est pas la seule contrainte imposée, ce n’est que l’étincelle qui n’aurait pu s’allumer sans toute cette magnifique matière que sont les tresses produites sur le Mont du Pilat, entre Lyon, Vienne et Saint-Etienne.

 

Cet exercice est donc soumis à de nombreuses contraintes, élaborées en même temps qu’Yves Sabourin demandait à La Maison des Tresses et Lacets, musée atelier niché sur les bords du Dorlay à La Terrasse-sur-le-Dorlay, de créer une collection spécifique à son projet. Et avec la pertinence de l’équipe et l’adresse de la responsable des tresseuses, l’extraordinaire collection tressée a été produite, extraordinaire dans le choix des matériaux et des couleurs.

 

Il a demandé de fabriquer pour la première fois des croquets, tresses et lacets en soie grège (directement débitée du cocon sans aucun traitement) et de la soie décreusée (élimination du grès de la soie par un lavage) légèrement rosée, un rose altéré. C’est également mettre en valeur des matériaux purs comme la rayonne d’un blanc argenté, mais aussi un simple coton d’un précieux et sombre gris anthracite et aussi un coton vermillon à l’accent populaire qui met parfaitement en valeur les trois modèles choisis surtout lorsqu’il est mis en « frottement » avec la soie décreusée rosée.
Cette collection Tresses 13 a été débitée puis envoyée à tous les invités qui ont reçu chacun un échantillon de 40 cm des trois modèles avec, selon le choix d’Yves Sabourin, une répartition différente pour chaque artiste. De nouvelles contraintes étaient annoncées, celle de « plancher » gracieusement, d’avoir des dimensions imposées pour la réalisation des œuvres (21 x 29,7 environ) et que leurs projets soient mis en dépôt à La Maison des tresses et lacets. Pour les artistes c’est un projet de dessin, d’écriture, de sculpture et ils ont tous répondu présents. Leurs réactions présentent surtout l’envie de faire quelques choses de différent avec des contraintes non seulement techniques mais aussi esthétiques.
Alors les grands élèves ont beaucoup œuvré et à des rythmes différents qui rappellent le cliquetis des tresseuses. Ils présentent ainsi des dessins, des photographies et des sculptures à poser, à suspendre ou bien à installer au mur comme des trophées, constituant ainsi la première collection d’art contemporain en tresses et lacets.
Ce projet présente la continuité de l’engagement d’Yves Sabourin qui est celui d’associer diverses pratiques artistiques et créatrices et également celui de croire que la culture n’a pas de rupture mais évolue avec son temps sans oublier la tradition.

 

Ce n’est pas la première fois qu’Yves Sabourin est invité en tant que commissaire au Musée de Bourgoin-Jallieu. Il est intervenu à deux reprises en 2008 à l’occasion des expositions Mode en Bolivia. Elisa Johnston et pour les 10 ans de l’exposition Métissages qui tourne toujours à l’international.

 

Lors de l’exposition Sacré blanc, dont il assurait le commissariat, au musée de la tapisserie Jean Lurçat à Angers, le Musée de Bourgoin-Jallieu avait prêté l’œuvre de Jean-Marc Cérino Savoir c’est se souvenir réalisée en 2000 dans des entreprises de photogravure et d’impression sur étoffes de Bourgoin-Jallieu (Piolat-Georges et Mermoz). La présentation de l’exposition Avec et sans s’tresses. Exercice d’art contemporain s’inscrit dans la droite ligne des engagements du Musée de Bourgoin-Jallieu croisant création contemporaine, textile et savoir-faire d’Auvergne-Rhône-Alpes… et d’ailleurs.

 

http://www.bourgoinjallieu.fr

http://www.cnap.fr