Le centre d’art ouvre l'année 2013 par une exposition autour de la figure de la destruction. Les quatre artistes réunis ici ont en commun d'utiliser des gestes de destruction pour faire œuvre. Tandis qu'Anita Molinero fond des objets en plastique, Baptiste Debombourg brise pour mieux construire, Florian Pugnaire et David Raffini détruisent des objets manufacturés dont les films retracent l'histoire. Fascination de l'objet transformé, interrogation sur ce qui s'est passé : le spectateur est invité à affronter l'idée de la fin, le motif de la ruine. Par ces gestes, s’agit-il de représenter la catastrophe? Les artistes abandonnent-ils la raison et la forme construite pour le spectacle, l’autodestruction et l’informe ?

 

Baptiste Debombourg est né en 1978. Il vit et travaille à Paris.
Baptiste Debombourg casse et recompose : des cloisons, des meubles, des objets que nous croisons au quotidien faits de contreplaqué ou de sciure agglomérés; il achève des objets à courte durée de vie avant l'heure ; mais il les recompose d'une manière qui ouvre un trou noir dans notre perception du réel. Il produira pour l’exposition une installation contextuelle qui prendra sa source aux murs du Pavillon Blanc.

 

 

Florian Pugnaire et David Raffini sont nés en 1980 et 1982. Ils vivent et travaillent à Nice.
On se souvient de Stunt Lab, vidéo montrée dans l'exposition Reset à la Fondation Ricard à Paris où les artistes fixaient sur écran une entreprise de destruction des murs de leur atelier. Un pugilat artistique récurrent dans leur travail, qui s’attaque à notre environnement direct. Depuis, le travail de Pugnaire et Raffini met en oeuvre différents procédés (vidéo, installation), mets en jeux des formes du monde moderne (cubes, cimaises, voitures, tractopelle). Ils finaliseront à Colomiers la production d’une installation vidéo, Amnésia Paramnésis.

 

 

Anita Molinero est née en 1953. Elle vit et travaille à Marseille 
Connue pour sa manipulation des plastiques par la chaleur et le feu, les oeuvres d'Anita Molinero ne vont jamais jusqu'à la destruction totale mais flirtent avec une déformation de produits majeurs de notre société tels les poubelles, les parcs de jeux pour enfants, des matériaux isolants. Un sentiment grandiose de désolation atteint le spectateur à la vue de ces sculptures. Elle diffusera à Colomiers L’irremplaçable expérience de l’explosion Smoby, vestige d’un jardin d’enfant.


 

 

http://www.pavillonblanc-colomiers.fr